A travers chants, danses, sensibilisation et réflexions identitaires, l'Association des Étudiants Peulhs du Sud (AEPeS) a réussi, samedi 16 mai 2026 à Bohicon, une nouvelle édition du Festival FINATAWA. Une rencontre culturelle marquée par une forte mobilisation de la communauté peulh en soirée et des appels soutenus à la préservation des valeurs culturelles et à la scolarisation des enfants.
Dans une ambiance festive et fraternelle, la Maison des jeunes de Bohicon a vibré au rythme de la culture peulh à l'occasion du Festival FINATAWA de l'étudiant peulh du Sud, organisé par l'AEPeS. L'événement, précédé vendredi soir d'une caravane à travers les artères de la ville carrefour, a mobilisé étudiants, cadres et membres de la communauté peulh venus célébrer leur identité culturelle.
Parmi les personnalités présentes figuraient le Haut Commissaire à la Sédentarisation des Éleveurs du Bénin, le Dr Adamou Mamam Sambo, principal parrain de l'événement, ainsi que le Dr Djima Adamou et plusieurs cadres de la communauté. Le thème de cette édition est intitulé : << Jeunesse Peulh et modernité : préserver notre identité culturelle dans monde en mutation>>.
Prenant la parole, le président de l'AEPeS, Adam Sanda, a insisté sur les défis auxquels fait face la jeunesse peulh dans un contexte de mondialisation. « La modernité transforme profondément notre société… Cependant, la culture peulh représente un riche héritage transmis de génération en génération », at-il déclaré. Selon lui, « plusieurs jeunes abandonnent progressivement leur langue, leurs traditions et certaines valeurs culturelles pour imiter le mode de vie étranger ». Face à cette réalité, il a appelé à « préserver l'identité culturelle sans rejeter la modernité ».
Dans le même élan, le Secrétaire général de l'AEPeS, Oumarou Ibrahim, a salué la mobilisation des participants. « Aujourd'hui, nous ne sommes pas réunis pour célébrer un simple festival. Nous sommes réunis pour célébrer une identité, une histoire, une richesse culturelle et surtout une jeunesse porteuse d'avenir », a-t-il affirmé. Pour lui, « la culture n'est pas un héritage à admirer de loin, mais une force vivante à préserver, à transmettre et à faire rayonner ».
Les interventions du Dr Adamou Mamam Sambo et du Dr Djima Adamou ont également porté sur la valorisation de la dignité peulh et la nécessité de promouvoir la scolarisation des enfants.
La célébration a été agrémentée de prestations artistiques et de danses tradi-modernes animées notamment par Addou Dan Kaawo, Bouba Fulani, Mobbo Lobbo, Moussa Pullo et le groupe "Muchacho". Le Festival FINATAWA s'achève dans une atmosphère conviviale, symbole d'une jeunesse déterminée à conjuguer culture et modernité.






1 Commentaires
Mamadou Mahama
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