A Natitingou, l'ONG Médecins Sans Frontières a levé le voile sur le bilan de ses interventions dans l'Atacora et le Couffo. Entre réalisations concrètes et perspectives ambitieuses, l'organisation réaffirme son engagement en faveur des populations vulnérables.
Dans un contexte sanitaire marqué par des défis persistants, la mobilisation humanitaire s'intensifie. Ce jeudi 23 avril 2026, à Natitingou, Médecins Sans Frontières (MSF) a réuni journalistes et militants autour d'un « café de presse ». Une rencontre d'échanges jugée « constructive et fructueuse » par les participants.
Cette rencontre a été l'occasion pour MSF de passer en revue le bilan de son intervention dans les départements du Couffo et de l'Atacora. Deux communications ont meublé cet échange en présence du Directeur Départemental de la Santé de l'Atacora Dr Jacob Namboni notamment, celle du Coordonnateur de Projet monsieur Martial Boris Douagui, suivi par Dr Charles Tolo, Coordinateur médical du Projet . La rencontre a réuni une quinzaine de médias et d'activistes.
Une organisation engagée au cœur des urgences sanitaires
Au cours de cette rencontre, MSF a rappelé sa mission essentielle : « apporter une assistance aux populations en détresse, victimes de conflits armés, d'épidémies, de catastrophes naturelles ou d'exclusion des soins ». L'organisation souligne que « nos équipes, composées de plus de 67 000 personnes de 162 nationalités différentes travaillent dans plus de 70 pays dans le monde ».
Fidèle à ses principes d'« impartialité, neutralité et indépendance », MSF intervient au Bénin depuis fin 2022. « Nous renforçons l'offre de soins dans des zones particulièrement vulnérables comme dans le nord du pays et dans le Couffo », a indiqué monsieur Martial Boris Douagui.
Atacora : des résultats concrets face à une situation fragile
Dans le département de l'Atacora confronté à une dégradation du contexte sécuritaire et à des besoins sanitaires croissants, MSF déploie un projet d'urgence centré sur « la prise en charge médicale gratuite des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes souffrant de paludisme ou de malnutrition ainsi que des personnes blessées ».
Le bilan présenté est éloquent. En 2025, « près de 4 000 personnes déplacées de Tanongou ont été assistées », notamment grâce à des distributions de kits et à des cliniques mobiles ayant permis « plus de 1 100 consultations gratuites ». Sur deux ans, MSF indique avoir « pris en charge une trentaine de blessés », « traité plus de 2 000 enfants souffrant de malnutrition sévère sévère » et assuré « des soins gratuits contre le paludisme à près de 40 000 femmes enceintes et enfants ».
L'organisation met également en avant le renforcement des capacités locales, à travers « des formations, le prépositionnement de kits d'urgence, le recrutement de personnel et la réhabilitation d'infrastructures sanitaires ».
2026 : renforcer et prolonger les interventions
Se projetant vers l'avenir, MSF annonce vouloir « renforcer la prise en charge des urgences dans le Nord », « améliorer la qualité des soins liés au paludisme et à la nutrition » et « explorer de nouvelles interventions dans l'Alibori en fonction des besoins identifiés ».
Créée le 21 décembre 1971 à Paris, Médecins Sans Frontières reste aujourd'hui une référence mondiale de l'action humanitaire. Née de l'initiative de médecins et de journalistes, l'organisation à su s'imposer comme un acteur clé, couronné par le prix Nobel de la paix en 1999.
A Natitingou, le message est clair : face aux urgences sanitaires et humanitaires, MSF entend poursuivre son engagement aux côtés des populations béninoises. Une détermination qui, au-delà des chiffres, traduite une volonté constante d'apporter des réponses concrètes là où les besoins sont les plus pressants.




.jpg)

0 Commentaires